OpenAI – AWS : un accord à 38 milliards pour doper l’IA

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OpenAI vient de frapper très fort.
La start-up derrière ChatGPT a signé un accord massif avec Amazon Web Services.

Montant annoncé : 38 milliards de dollars de capacité cloud.
La durée du contrat : sept ans, jusqu’à fin 2031.

Concrètement, OpenAI va exécuter ses charges de travail sur l’infrastructure AWS.
L’entreprise utilisera des centaines de milliers de GPU Nvidia déployés dans les data centers américains d’Amazon.

La première phase s’appuie sur des centres existants.
Amazon construira ensuite des infrastructures dédiées pour OpenAI, à mesure des besoins.

OpenAI AWS : répondre à la soif de puissance de l’IA

Sam Altman le répète depuis des mois.
Pour lui, l’IA de frontière demande une puissance de calcul gigantesque.

« Développer l’IA la plus avancée nécessite des capacités de calcul massives et fiables », rappelle-t-il.

OpenAI vise toujours une AGI, une intelligence artificielle générale.
Objectif affiché : égaler les capacités intellectuelles humaines dans la plupart des tâches.

Pour soutenir cette ambition, la firme empile les contrats.
Sam Altman a révélé des engagements cumulés autour de 1 400 milliards de dollars.

Ces montants couvrent les fournisseurs de cloud et les fabricants de puces.
Nvidia, Broadcom, Oracle, Google et désormais AWS figurent dans cette liste.

Certains investisseurs commencent à tiquer.
Les revenus projetés tournent autour de 13 milliards de dollars en 2024.
OpenAI n’envisage pas de rentabilité avant 2029.

Altman reste confiant.
Il promet un chiffre d’affaires bien supérieur aux estimations actuelles.
Selon lui, la croissance future justifiera ces paris colossaux.

OpenAI ne dépend plus seulement de Microsoft

Pendant plusieurs années, Microsoft Azure était le cloud privilégié d’OpenAI.
Le groupe de Redmond a investi environ 13 milliards de dollars dans la start-up.

Jusqu’à début 2024, Microsoft disposait même d’une forme d’exclusivité.
Il bénéficiait d’un droit de premier refus sur les nouveaux besoins cloud d’OpenAI.

Ces conditions ont changé.
Le nouveau contrat commercial a mis fin à ce privilège.

Résultat : OpenAI peut désormais signer librement avec d’autres hyperscalers.
Oracle et Google Cloud avaient déjà décroché des accords.
L’annonce du deal OpenAI AWS marque un tournant beaucoup plus net.

OpenAI n’abandonne pas pour autant Azure.
La société prévoit d’acheter 250 milliards de dollars supplémentaires de services Microsoft.
Mais elle affiche désormais une stratégie multi-cloud assumée.

Cette diversification prépare clairement le terrain.
OpenAI se structure pour une future introduction en bourse, jugée « très probable » par Altman.

Ce que gagne Amazon avec l’accord OpenAI AWS

Pour Amazon, l’enjeu dépasse largement le chiffre du contrat.
Le groupe renforce son statut de leader mondial du cloud.

AWS affichait déjà une croissance solide, mais inférieure à Azure et Google Cloud.
Ce partenariat devient un argument commercial majeur.

Matt Garman, patron d’AWS, y voit une preuve de force.
Pour lui, la profondeur de l’offre AWS le rend unique pour les charges IA massives.

Amazon entretient déjà des liens étroits avec Anthropic, rival direct d’OpenAI.
Le groupe construit même un campus de data centers à 11 milliards de dollars pour cette start-up.

Malgré cela, OpenAI choisit AWS pour une partie de ses besoins.
Le message est clair : aucun acteur ne veut rester lié à un seul partenaire.

Cette stratégie de coopétition devient la norme dans l’IA.
Les géants se concurrencent, mais travaillent aussi ensemble selon les contextes.

Nvidia au cœur de la stratégie OpenAI AWS

L’accord OpenAI AWS repose principalement sur les puces Nvidia.
Il inclut notamment les nouveaux modèles Blackwell, très prisés pour l’IA générative.

Ces GPU serviront à deux usages clés :

  • L’inférence : les réponses temps réel de ChatGPT et des API.
  • L’entraînement : les futurs modèles de frontière d’OpenAI.

AWS laisse aussi la porte ouverte à d’autres puces.
Son processeur maison Trainium équipe déjà les charges Anthropic.
Pour OpenAI, aucun déploiement Trainium n’est annoncé pour l’instant.

La demande mondiale en GPU explose.
Chaque contrat de cette taille accentue la pression sur la chaîne industrielle.

Quel impact pour l’écosystème de l’IA ?

L’accord OpenAI AWS envoie plusieurs signaux forts au marché.

D’abord, la course à la puissance de calcul s’accélère encore.
Les budgets se chiffrent en dizaines, voire centaines de milliards.

Ensuite, le multi-cloud devient la norme pour les acteurs stratégiques.
Aucun ne souhaite dépendre d’un seul fournisseur d’infrastructure.

Pour les entreprises utilisatrices, l’effet est double :

  • Des modèles OpenAI restent accessibles via AWS Bedrock.
  • La concurrence entre clouds peut, à terme, jouer sur les prix.

Pour les régulateurs, la question se complique.
Quelques acteurs concentrent l’essentiel des capacités de calcul critiques.

Enfin, pour les start-ups IA, le message est ambivalent.
Les possibilités techniques explosent, mais l’accès à la puissance reste coûteux.
Les partenariats avec des géants comme AWS deviennent presque indispensables.

OpenAI AWS : un pari géant sur l’avenir de l’IA

En s’engageant pour 38 milliards de dollars chez AWS, OpenAI envoie un signal.
La société mise tout sur l’échelle et la vitesse.

Ce pari comporte des risques financiers évidents.
Mais il place OpenAI au centre de l’infrastructure mondiale de l’IA.

Pour Amazon, l’accord renforce son image de colonne vertébrale du cloud IA.
Pour Microsoft et Google, il rappelle que la bataille reste ouverte.

Une chose apparaît clairement :
la prochaine génération de modèles IA se jouera autant dans les data centers que dans les labos de recherche.

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